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La technique de greffe des Perles de Cultures

La technique de greffe

Après sélection du mollusque à greffer, un nucléus est inséré à un endroit précis par incision de la gonade du mollusque vivant. Ainsi on sollicite une réponse protectrice de la part du mollusque qui secrète de la conchyoline (aussi appelé Perlucine) qui va ensuite se lier à des cristaux d’aragonite pour former de la nacre.

Ce système de défense permet au mollusque d’enfermer l’intrus dans plusieurs couches de nacre et ainsi l’empêcher de lui nuire.

Le nucléon peut être une sphère de nacre polie provenant de la coquille d’un autre mollusque ou de quartz poli. Il peut également, principalement dans le cas des perles de culture d’eau douce, être simplement formé d’un morceau du manteau d’un autre mollusque.

Une fois que le nucléus est implanté, l’incision est refermée de manière chirurgicale puis le mollusque est replacé dans son environnement aquatique naturel. Celui-ci pourra être ressorti plusieurs fois de l’eau dans les années suivante pour nettoyage et suivi de l’évolution de la greffe.

Après plusieurs années, le mollusque est ouverte et la ou les perles sont récoltées, c’est la naissance de la perle.

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Les Perles fines

Les Perles fines ne sont pas cultivées,

elles sont appelées également « perles naturelles ». Elles étaient découvertes au hasard de la nature et produites par le système de défense d’une huitre ou d’un autre mollusque sans intervention humaine.

Un corps étranger s’introduit dans le mollusque qui sécrète alors tout autour de cet intrus de la nacre afin de se protéger. Les couches successives de nacre se superposent et forment, après plusieurs années, une Perle Fine.

Elles ne nécessitent à aucun moment l’intervention humaine et sont très rares (une ou deux Perles Fines pour plusieurs milliers de mollusques). Du fait de leur rareté et de la pollution le commerce des Perles Fines à de nos jours quasiment disparu. Les historiens et archéologues estiment que les premières perles fines ont été découvertes il y a plusieurs milliers d’année dans les zones géographiques du Golfe Persique et de la Mer Rouge.

Les perles fines sont très rarement de forme bien ronde car il n’y a pas de nucléus implanté, il s’agit d’un parasite qui n’a pas de forme particulièrement ronde.

Celles-ci étaient principalement utilisées depuis l’antiquité dans la création de bijoux et ornent encore les couronnes ou vêtements des grands monarques de l’Histoire.

Ce sont les perles qu’il est (était) possible de trouver en ouvrant un coquillage ‘sauvage’ ou élevé pour l’alimentation et en y découvrant une perle.

Auparavant, jusqu’aux trois-quart du XXe siècle environ, des plongeurs en apnée, sans matériel spécifique, plongeait à des endroits connus pour leur abondance en coquillage et la connaissance de découverte de perles.

Au Japon, les plongeurs était principalement des plongeuses. Ce sont ces femmes habituées à la plongée en apnée qui ont contribué à la réussite des recherches de Mikimoto Kōkichi pour développer la technique des perles de culture.

La recherche de perles fines s’est depuis lors arrêtée, principalement pour des raisons économiques (au sud de la méditerranée l’exploitation du pétrole se développant à mit un terme à une grande partie du travail artisanal, dont la pêche), mais aussi de danger, puisque la plongée en apnée est risquée.

La perle de culture, a petit à petit supplanté la perle fine en promettant au marché de la bijouterie traditionnelle la « perfection » sur plusieurs critères.

Auparavant les perles fines étaient recherchées dans les zones géographique suivantes :

  • Golf Persique,
  • Sri Lanka,
  • Arabie Saoudite,
  • Koweit,
  • Japon,
  • Chine

C’est en IRAN, à Suse, que le plus ancien collier en Perles Fines a été découvert suite aux fouilles de J. de Morgan en 1901. Il est daté entre 2e et 3e siècle avant Jésus-Christ.

Le collier de 3 rangs de perles fines est exposé au musée du Louvre